FAHRENHEIT 451

Pourtant, pendant les premières minutes, le film semble partir sur de mauvais rails : après un générique arty dans lequel les noms des membres de l'équipe sont récités à voix haute (ça avait sûrement l'air moderne en 1966), Truffaut livre une première scène au montage saccadé tout moche. Puis d'un coup d'un seul, Fahrenheit 451 (le premier qui confond avec la merdasse de Michael Moore, je lui fais avaler sa perruque) s'élève au rang de très grand film d'anticipation. Truffaut (ou plutô Bradbury) décrit un monde dans lequel les livres sont considérés comme les armes les plus dangereuses qui soient. D'où un perpétuel autodafé orchestré par les pompiers, qui n'ont plus que ça à faire depuis que les maisons sont ingifugées. Mais l'un d'entre eux, un certain Montag, découvre la lecture et se met à rejeter l'ordre établi. Fahrenheit 451 est à la fois une brillante critique des régimes totalitaires et un film de SF passionnant et haletant. Dans le rôle principal, Oskar Werner, physique typiquement aryen mais coeur commençant à s'ouvrir, est idéal. Le seul Truffaut valable est un très grand film ; ce serait dommage de passer à côté.
9/10
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