03 septembre 2006

FREEDOMLAND - LA COULEUR DU CRIME

Une nuit, une femme entre dans un hôpital, les mains pleines de sang. Elle affirme qu'un homme noir lui a volé sa voiture, dans laquelle se trouvait son fils de 4 ans. En des temps où les tensions interraciales sont légion, cette affaire pourrait bien mettre le feu aux poudres... Ou du moins c'est ce qu'on croit, le film de Joe Roth n'étant qu'un vulgaire pétard mouillé. Au départ, on croit que Joe veut lorgner du côté de son homonyme Philip, l'auteur de La tache, et proposer une réflexion poussée sur le racisme et la gestion de ses propres origines. Ce qui se produit au travers de longues scènes de dialogues sans réel but ni relief.
Et puis peu à peu, on se perd totalement dans un film qui n'avait déjà que peu d'attrait. Le scénario propose un rebondissement surfait qui annule toute tentative de profondeur. Dès lors, le film n'a plus aucun intérêt, et on se contente de piétiner en regardant Julianne Moore tout faire pour avoir un Oscar (caramba, encore raté) face à un Samuel L. Jackson bien dépassé.
3/10

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